COPENHAGUE : Immersion dans des projets concrets éco-responsables pour rénover et construire autrement (formation technique sur site)

Contexte

En deux décennies, Copenhague est devenue un laboratoire européen de la transition : ville cyclable, port reconquis, quartiers mixtes, gestion de l’eau, architectures exigeantes et espaces publics intensifs. La capitale danoise montre une écologie urbaine pragmatique : les projets ne “démontrent” pas, ils fonctionnent — et c’est précisément ce que vient chercher une agence d’architecture : des références construites, visitables, critiquables, transposables.

Aussi l’intitulé de la formation — « Immersion dans des projets concrets éco-responsables pour rénover et construire autrement » — prend à Copenhague une densité particulière : ici, la transition n’est pas un discours, c’est une suite de projets livrés qui reconfigurent la ville par petites victoires cumulées.

Cette formation propose précisément ce que recherche une agence d’architecture : une chaîne continue entre reconversion portuaire, ville nouvelle, réhabilitation, mobilités actives, culture urbaine et habiter dense, avec des références qui se visitent, se comparent et se discutent.

Immersion dans des projets concrets, parce qu’on va là où les projets “parlent” : sur les quais, dans les rez-de-chaussée, au pied des ponts cyclables, dans les continuités piétonnes, au contact de l’eau.

La visite de l’Inderhavnsbroen (pont piétons/vélos annoncé à 40 000 passages/jour) est un bon exemple : ce n’est pas un objet, c’est un réglage de ville — un seuil qui recompose les distances et rend crédible une métropole “à vélo”. Même logique sur Islands Brygge et ses séquences d’habitat sur l’eau (Gemini Residence, silos reconvertis), où la qualité d’usage est testée à l’échelle 1 : vent, lumière, espaces communs, rapport au quai — et surtout la capacité du bâti à accepter le temps.

Éco-responsables, parce que la formation met l’accent sur des projets qui fabriquent de la sobriété par le dessin urbain et architectural, pas par surenchère technologique. Le Harbour Bath raconte une idée simple : quand la ville rend l’eau praticable, elle transforme un paysage en infrastructure de bien-être.

À Paper Island, l’expérience urbaine temporaire devenue l’une des attractions majeures de la ville (halles, expositions, concerts, marchés) montre comment l’activation peut précéder le projet, tester les usages, puis se traduire en programmation pérenne — avec, au passage, une lecture très concrète des limites de l’existant (bâtiments jugés vétustes) et des arbitrages “démolition /reconstruction”.

Le fil rouge, ici, c’est l’éco-responsabilité comme qualité d’usage et la maîtrise du cycle de vie comme élément essentiel et non décor.

Rénover et construire autrement, enfin, parce que Copenhague juxtapose volontairement les deux mondes : la transformation de l’héritage industriel (silos, docks, quais) et les grandes figures contemporaines de l’habitat dense. La visite guidée de 8 Tallet (BIG, 61 000 m², 476 logements) est emblématique : un “village à haute densité” qui assume la compacité tout en travaillant les parcours, les seuils et les espaces partagés — exactement le type de projet qui permet de parler logement autrement que par le seul prisme des métriques réglementaires.

Dans le même mouvement, Nordhavn (annoncé comme le plus grand projet de développement métropolitain en Scandinavie, pensé sur une vingtaine d’années) rappelle qu’une transformation bas-carbone se pilote dans la durée, par séquences, et que la valeur se crée souvent dans les continuités (eau, mobilités, espaces publics) plus que dans un “coup” isolé.

Au fond, cette immersion dans la dynamique architecturale et urbaine de Copenhague sert l’agence parce qu’elle replace les choix bas-carbone dans leur endroit naturel : le projet.

Elle permet de revenir avec une méthode : savoir lire ce qui rend un quartier désirable et donc durable, identifier les détails qui font baisser les besoins et donc les systèmes et transformer ces observations en prescriptions transposables — du plan masse jusqu’au rez-de-chaussée, de la reconversion des structures existantes à la fabrication d’un habitat dense habitable.

 

L’ensemble du programme et des parcours est préparé par URBEX.news une marque de Architecture & Culture Urbaine

Son directeur Tangi Saout, architecte dplg, formé à l’ingenierie HQE, Maitre de conférences associé à l’ENSABretagne, enseignant Sciences Po, dispense cette formation et les apports culturels inhérents, sert de guide à l’ensemble des participants, anime les débats et les rencontres professionnelles sur place.

Objectifs

À l’issue de la formation, le participant sera capable d’analyser, d’évaluer et de transposer des principes éco-responsables observés dans des projets urbains et architecturaux, afin d’enrichir ses pratiques professionnelles en agence.

 

Public

Architectes et collaborateurs